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Extrait de L'Almanach aux Chiens

C’est René, maintenant, qui avait les paupières lourdes. Le télégraphiste de l’intérieur, s’il ne cessait jamais tout à fait d’émettre, ne laissait plus entendre que des sons syncopés.
 Il se retrouva sur une route. Une marcheuse l’y rejoignit, avec lenteur. En deux mouvements de lèvres elle lui fit comprendre qu’elle s’appelait Véra. Elle l’invitait à découvrir son univers. Les mots devinrent instantanément superflus. La route, longue, ne lui fut jamais épuisante. Ils y évoluaient transparents, pourtant visibles. Ils dénuaient de sens l’argument de la chair. Corps sans matière dans un monde de chrysalide. Après la traversée de plusieurs forêts, ils atteignirent une lisière de l’épreuve. Le village, de loin, semblait disposé en arènes. René nota l’absence de fortifications. Plus ils en approchaient, plus l’endroit se révélait immense. Il se crut victime d’un mirage. Avant d’y pénétrer, elle dit juste « C’est là ». Ce « c’est là » eût été banal en d’autres lieux. René le chargea de connotations peu rassurantes. Ils verraient d’autres personnes et il leur faudrait la parole, pour s’en protéger. Cependant il fut saisi, et rassuré, par la beauté de cette ville qui semblait illimitée. Elle se multipliait -ou se subdivisait- dans un jeu complexe de miroirs. Les rues étaient désertes, volets clos. L’après-midi, les hommes se mirent à pulluler. Sa surprise et son désarroi furent complets. Les hommes, séduisants, étaient tous identiques. Les femmes, surtout, l’étaient aussi. Par réflexe il avait saisi la main de Véra. Filles et femmes étaient les sosies de son hôte. Jusqu’alors la seule pour lui, elle annulait d’un coup ce qu’il avait cru d’elle. L’absence du caractère unique de Véra détruisait celui du sentiment de René, sa neuve certitude d’aimer la Rencontrée. Elle avait fait ce choix. Il se sentait déraciné, et au plus profond, contredit. En vain il chercha un refuge. Il s’efforça de penser que tant qu’elle serait près de lui, il n’aurait pas à craindre de la perdre, même de vue. Mais elle disparut en disant « A bientôt, si vous le pouvez ». Empêché de la suivre par la foule, il eut un problème vital : la retrouver, l’identifier. Recréer son originalité. L’amour, dont elle était destination et source. Pour la première fois, le prouver. L’enjeu s’imposait comme le sens de sa vie propre. Pour sa part, lui n’était comme aucun des autres. Les gens le dévisageaient d’un même air égal, et blasé. En aucune de leurs attitudes il ne pouvait repérer de signe distinctif. Il entendit des filles s’appeler. Elles criaient « Véra ! », prénom de chacune. La vérité de René était maintenant multiple. Il comprit qu’en ce lieu le prénom de son Aimée se trouvait être celui, unique, de toutes les femmes. Les hommes ne disaient ni « une femme » ni « une fille », mais  « une véra ». Le mot avait le statut de nom commun dans leur langue. Véra n’était plus qu’une unité. Il devait la sauver de la noyade dans le nombre. L’arracher à sa loi, au rouleau compresseur de la duplication. De longues minutes il essaya, fébrilement, quelques clés de l’intellect qu’il avait au hasard de lectures anciennes gardées en mémoire… Serrurier dépassé à l’ère de l’ouverture à distance par télécommande…  Rien à faire. Long arrêt sur absence d’image. Il sourit de voir avorter sa tentative d’entreprendre une carrière de détective. C’est de la réalité de Véra qu’il devait attester. Comment pouvait-il en être tout à fait certain, puisque tout le monde l’ignorait ? Au moins continuait-elle d’exister en lui. Son espoir, pourtant, s’effrita. Il ne comprenait pas que le miracle unique avait déjà eu lieu dans le fait qu’en dépit de toutes ces  ‘vere’ il ne cessait -même en tremblant- d’aimer la sienne. La beauté fulgurante des femmes, qui égalait en tout celle de « sa » Véra, n’éveilla plus en lui que des remarques de spectateur habitué. Il s’accoutuma aux hommes identiques, aux femmes identiques comme à ces villages, eux-mêmes sujets de peuplades vivant sur des miroirs. En face de ces trois séries d’identité, l’égarement devint curiosité insouciante. L’ensemble à élément unique qu’il était observait les robes des vere. Leur couleur identique enrubannait les rues. Il songea à ces hommes qui n’avaient ni le bonheur de distinguer la leur, ni celui de pouvoir en être différenciés. Quand les filles le croisaient leur beauté le laissait froid. Aucune ne déclenchait de mécanisme d’attraction. Rien du magnétisme insoutenable qu’Elle lui avait fait connaître. Aucune réaction quand il les frôlait, ou s’en laissait frôler dans cette  marée humaine. Il ne savait pas où chercher. Espérant qu’elle fût partout, il marcha vers les rives d’un fleuve. La procession continue des semblables de Véra finissait par le rendre quasiment aveugle. En voir trop revenait à n’en voir plus aucune. Elles le submergeaient, et il les oubliait.
 Soudain, le détachement prit fin, son sang s’agita. Il courut vers la procession, dépassant des centaines de filles. L’instinct n’avait jamais montré pareille autorité. Leur silence semblait de mèche avec l’extrême difficulté qu’il éprouvait. Il dut en bousculer. Tout à coup, il stoppa sa course sans plus de raison consciente que lorsqu’il l’avait entamée. Il marcha. Il l’approcha, sans doute comme devant un buisson de roses on s’avance droit vers une seule pour la humer. Sans se demander pourquoi celle-ci plutôt qu’une autre. En arrêt devant elle il lui sourit intensément. Elle chuchota  « c’est bien », puis un long baiser s’en suivit. Aux silences succéda un vacarme festif dans lequel il serrait Véra de toutes ses forces. Cette fois, il ne la perdrait plus. Les sosies ont soudain poussé des cris de joie, farandolant autour du couple abandonné dans une étreinte éperdue.
  Marion, quant à elle, ne l’avait pas quitté des yeux depuis des minutes. Elle le voyait s’agiter, n’étant plus seulement enlacée mais pressurée par les bras d’une machine qui dormait profondément. D’un seul coup, comme on s’assoupit, la tension musculaire de René se relâcha. Il s’endormit à l’intérieur de son sommeil. Il rêva au creux même de son rêve. Il se retrouva alors avec la plus désirable à laquelle il eût pu songer. La plus irrésistible, la plus mystérieuse : sa Marion déjà, pour la première fois nue et offerte à lui. Véra et sa déjà lointaine réalité étaient salutairement oubliées maintenant. Eventées dans la bourrasque de cette attirance. De ses mains, de ses jambes, de son buste, de sa bouche, Marion ne fut qu’une caresse sur le corps du bienheureux. Ils se prirent longtemps, dans une douceur extrême. Accrochés l’un à l’autre comme s’il en allait de leur existence, ou de leur survie. C’était distinct de la dilution des journées. Oubliées, les longues heures où l’on perd son âme à se mouler dans un fonctionnement mécanique. Ils se retrouvaient au premier matin du monde, leur vérité à ciel ouvert. Rejaillie de leur nappe phréatique inviolée, souvent enfouie jusqu'à sa presque disparition. Celle qui l’enserrait, bras noués dans le dos de René et jambes souples comme deux lianes, c’était bien sa Marion. La vraie. Loin encore de toute réalité, puisqu’il la rêvait en abîme, du fond d’un sommeil enchâssé. Lui tentait de s’engouffrer tout entier en elle. Y engloutir sa chair toujours recommencée,  par lentes poussées qui ne devaient pas prendre fin. Marion le prenait avidement par tous ses pores qui l’aspiraient. Ses légers mouvements, en harmonie avec les venues de René, étaient autant d’appels complices. Invites à compenser tout ce qui n’était pas leur fusion. Chacun pensait aussi son bonheur total de prendre l’autre :
  « Love-toi dans mon ventre qui t’a toujours porté en rêve !... T’aimant comme tu respires parce que toi vivant le monde est chez lui dans ma glace ! ... »
  Elle l’épousait de mieux en mieux, avec la science que confère l’harmonie avec soi. Lui, pétrissait son visage, sa chevelure, ses épaules, comme s’il avait voulu absorber toute sa présence. Il aurait aussi aimé qu’elle s’engouffrât en lui. Il la humait, l’inspirait, s’efforçant de la gober par ses lobes et ses aréoles :
  « Ton corps est un calice à mon Dieu de plaisir auquel est due notre humble offrande, en sachant bien que cette libation ne saura dessoiffer ni son goût de régner, ni mon sens du mystère... »
  Nulle frénésie dans cette ferveur supérieure. Plutôt la conjonction d’une force irrépressible, une détermination indomptable à s’atteindre, combinée avec la confuse nécessité de se retenir (de moins en moins nette). Parvenir ensemble au terme de ce voyage initiatique.
  « Je te deviens, deviens-moi ! »
  Pour ce faire, boule humaine de plus en plus dense autour de son noyau insécable, ils dévalèrent du bord du  lit sur le parquet, devenant plus compacts encore dans la tension de l’accès au paroxysme, tout proche. Un séisme de leurs entrailles libéra leur extase dans un râle diapasonique des deux gorges, des deux ventres. Marion tira une couverture sur l’éboulis...

 

Extrait de Nabis

   A l’intérieur du palais royal toute la partie autour des appartements privés du Chef d’Etat est d’un calme presque olympien. A un son près toutefois, qui porte très loin : celui de la splendide crécelle en bois de genévrier avec laquelle il aime entre autres choses, sinon passer ses nerfs, du moins s’aider à trouver l’attente plus supportable. Par exemple, lorsque ses partenaires ou émissaires ont du retard. Il se montre charmé par le son très spécial de cet instrument. D’aucuns peuvent certes le dire heurté et mécanique, voire râpeux,  sinon lancinant. L’objet est lumineux, dense, et lourd pour ses dimensions. Son manche poli, finement sculpté, représente Aphrodite dans sa nudité plantureuse. Sa chère patronne, jamais très loin dans ses pensées. Le Roi l’empoigne et la secoue pour la rendre folle. Toute en cheveux, la tête légèrement penchée en arrière, elle pose son regard au-dessus d’elle, en direction de la pièce tournante de l’instrument, comme d’une source de félicité. On doit savoir au passage que l’objet fut réalisé sur la commande secrète de Nabis quand il avait encore le statut d’esclave, par un brave et confiant statuaire de Delphes. Rien ne destinait ce dernier à devenir l’auteur d’un objet d’art voué à une telle gloire.  Produit original, et impressionnant de qualité. Comme le brave artisan exprima simplement son besoin d’être payé comptant pour cette œuvre représentant deux longues journées de travail, Nabis trouva une solution bien arrangeante. En guise de remerciement pour la satisfaction profonde qu’il en retira, ne pouvant acquitter son juste prix fixé, il poignarda l’artisan en pleine poitrine. L’absence de conflits intérieurs, chez  lui, n’abolit pas pour autant l’émotion, ni ne la résout. Il ne s’est pas acharné sur l’homme, loin de là. Il l’a même frappé une seule fois, mais puissamment. A l’économie. A la retenue. Par conséquent et avant tout, à la dignité. Un peu à contrecœur aussi, sans aucun doute. Bref, en seigneur. Sans le moindre mauvais sentiment vis-à-vis du type, au contraire, sans même s’être irrité de l’insistance somme toute compréhensible à toucher son dû. Tout bêtement parce qu’il lui fallait, malgré sa sincère gratitude, s’assurer du mutisme de l’artisan sur l’affaire. Déjà doué d’un sens  pénétrant de la politique. L’objectif poursuivi fut atteint, sans bavure : notre façonnier, dès cet instant, se rangea dans le camp béni de la discrétion. A cette époque déjà, Nabis savait s’attaquer aux causes d’un problème. Il avait connaissance des vertus de la ligne droite. L’objet l’accompagne partout dans son nécessaire personnel. Même s’il reste dormant à l’extérieur de Sparte. Il ne l’a plus jamais quitté. Jusqu'à devenir l’emblème de son propriétaire. Le Roi est tellement attaché à sa crécelle qu’il l’a secrètement baptisée Cucute. Ce qui, dans notre langue grecque, ne veut rien dire du tout. Ça doit pourtant faire défiler dans son esprit une ou plusieurs images sonores d’un  effet très particulier. Si bien qu’aujourd’hui même, où Nabis, peu familier, ne communique guère avec l’entourage immédiat dans l’enceinte de son palais, sa crécelle est devenue une sorte d’auxiliaire. Un véritable traducteur, encodeur des états d’âme de celui qui, à ses sommeils près, ne la lâche quasiment plus depuis longtemps. Elle traduit avec précision la majeure partie de ses dispositions courantes : la réflexion tendue ou détendue, l’anxiété, l’impatience, la colère, l’esprit léger, la bienveillante alacrité. Quelquefois, on dirait  qu’elle enchaîne des phrases ou en scande une à une les syllabes de mots-clés extraites d’un langage au schéma intonatif monotone, mais étrangement articulé. Lui seul garde le pouvoir d’en construire le sens en phase d’émission ou d’auto réception. On a souvent, c’est vrai, l’impression qu’il s’adresse des messages à lui-même. On jurerait qu’il étudie ou recherche la perfection d’effets sonores qui le séduisent. Accords aussi mystérieux qu’intraduisibles. Voués à donner lieu à de perpétuelles insatisfactions, mais dotés d’un pouvoir de stimulation formidable. Peut-on oser penser que Nabis, qui passe du temps en méditation sur sa crécelle, dissimule sous des dehors d’homme sans finesse une âme d’artiste, sinon d’enfant ? Hanté par l’obscur besoin de laisser à l’Etat une œuvre autre que son héritage politique? A cet égard, un indice de poids nous est connu. Le Maître griffonne çà et là au fusain, sur tous supports, le même croquis avec assez peu de variantes : toujours le vagin béant d’Aphrodite visé par un pilon émergeant d’épaisses broussailles. Si récurrent qu’on peut  trouver dans ce travail une représentation de son espace mental. A voir le caractère simpliste du dessin, en apparence seulement dépourvu d’intrinsèques qualités artistiques, on n’adhérerait pas sans quelque difficulté à l’hypothèse de ses dons exceptionnels dans le domaine du graphisme ou de la peinture ; mais ce n’est là que la marque de nos insuffisances. Par contre, dans celui de l’expression musicale, alors là, ciel, comment savoir ? Maint musicien, tenu pour hermétique ou abstrus de son vivant, n’a trouvé la consécration que post-mortem, ce qui est tard. Il serait donc de notre part prématuré et immodeste d’affirmer quoi que ce soit de plus catégorique. Sur ces points, l’interrogation demeure entière. Certaines traces sont bien présentes de penchants obsessionnels propres à des artistes consacrés. Dont parfois pas des moindres, faut-il reconnaître. Un autre signe peut être significatif pour d’éventuels futurs exégètes de son œuvre : c’est son attitude au langage. Concernant son rapport au sexe, en particulier. Il est remarquable qu’il l’exprime sur un mode métaphorique le plus souvent. Par exemple, on ne l’entend jamais dire « jouir », il parle plutôt de se « faire gazouiller le zozio ». Pour lui ça gazouille souvent, en de jolies cavatines. Donc il existe un angle -sans que les choses soient tranchées évidemment, la postérité décidera- sous lequel Nabis peut apparaître en homme aux tendances créatrices avérées.  A des degrés variables selon le bout par lequel on le voit empoigner l’instrument en question, voire de temps en temps se le manipuler avec un doigté mû par une science incontestable. Il maîtrise le nombre et la portée sonore de ses coups secs isolés, (ils ne sont ni pincés, ni soufflés, ni percutés) comme de chacune de ses émissions en rafales. Ses soudaines accélérations. Il s’agit de divagations, perceptibles pour presque tout le monde au palais, du fait de l’incroyable émergence de ce son parmi le grouillement d’une multitude d’autres qui meublent l’arrière-plan de la vaste maison. L’esprit de Nabis s’y déplace au travers des sonorités de cet objet. Il atteint jusqu’à priver de sa sérénité le mental de chaque membre de ses personnels, dans quelque secteur ou à quelque grade que ce soit. (Garde privée, vigies, conseillers, gens de maison  aux cuisines, préposés au ménage, à la maintenance des biens ou à la vie spirituelle, et tant d’autres intervenants aux titres les plus divers) Impossible s’avachir. Impossible s’installer dans une ramolissante confiance en soi. Dans une conscience trop bonne de sa qualité personnelle. Ainsi, ces giclements sonores de la crécelle s’enfoncent-ils au tréfonds de toutes ces personnes. Par tout ce qui vibre. Tout ce qui frémit. La dureté de l’objet, manche et partie mobile, les prend par une sorte de capillarité, mais qui bouscule, bascule, inocule et accule. Violemment ou en douceur, comme ça  l’amuse, elle leur fait subir à l’envi sa mécanique. Ainsi son vacarme, tout intérieur, commence-il par pénétrer leur être. Il irrue, leur arrachant toujours un léger tressaillement. Surtout à l’instant précis de l’attaque du son ; après, ça glisserait déjà un peu mieux, mais c’est gros quand même. Ceci malgré la relation d’accoutumance qui les attache à elle par un noeud serré. Beaucoup ne l’ont pas encore seulement aperçue car Nabis s’abstient de la promener dans le Palais. Il ne l’exhibe pas. Soucieux par contre de la faire entendre au plus grand nombre, Nabis ne la livre à la vue qu’avec parcimonie. D’abord, au tout début, presque personne n’était au courant de ce que pouvait bien être la source d’un tintamarre à ce point dérangeant. Les rares informations se transmettaient lentement. Par bribes prudentes. Différentes pour le moins, sinon contradictoires. D’où la confusion générale. Dans l’esprit de certains, la chose mystérieuse ne pouvait être qu’une sorte de roue à rayons, le bout d’une languette de bois rigide gênant bruyamment sa rotation autour d’un axe. D’autres croyaient, dur comme fer, avoir entrevu une pièce de bois triangulaire à larges rainures creusées assez profond pour qu’une seconde partie au bord effilé, dans l’autre main, puisse en s’y déplaçant dans un sens ou dans l’autre produire ces roulements de sons saccadés. Il se trouvait aussi des témoins plus ou moins fantaisistes pour affirmer... Bref, toutes sortes d’affabulations allaient bon train. De ce point de vue on ne peut pas dire que c’est complètement terminé. D’un tel magma imaginaire des origines demeure aujourd’hui un manque de lucidité dans les esprits dès qu’il s’agit de l’instrument du Maître de l’ensemble des territoires soumis à Sparte. Ceci concerne aussi -curieusement- ceux qui pourtant, de leurs propres yeux, ont pu apercevoir l’objet véritable. Ah, cette Cucute tout de même, s’ils se doutaient de son incroyable polyvalence, ils ne la figeraient pas dans la seule représentation d’un casse-tympans...


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